Mécanismes d'action :

La méditation pleine conscience agit positivement sur les points suivant :

 

  • La conscience métacognitive : La méditation augmente la capacité métacognitive, soit la capacité à se décentrer de ses pensées et de ses émotions et de réaliser qu'il s'agit d'un reflet exact de la réalité. On note ainsi que la méditation diminue la tendance à ruminer.

 

  • L'exposition intéroceptive : L'exposition intéroceptive permet de se désensibiliser des pensées, des émotions et des sensations physiques associées à la détresse.

 

  • L'acceptation expérientielle :La méditation favorise l’acceptation expérientielle. L'acceptation expérientielle est la capacité de permettre à l'expérience d'être telle qu'elle est au moment présent, d'accepter les expériences plaisantes et déplaisantes sans chercher à retenir les premières et ou repousser les secondes. Selon plusieurs auteurs, la souffrance émotionnelle résulterait bien plus de la non-acceptation de l'émotion que de l'émotion elle-même.

 

  • La gestion de soi : La méditation améliore la gestion de soi. En effet, l'observation des émotions, des émotions, des pensées et des sensations corporelles sans les éviter ou y réagir de façon automatique améliore leur reconnaissance et la possibilité d'y répondre de façon différente, d'élargir le répertoire comportemental. 

 

  • Le contrôle de l'attention : La méditation favorise une meilleure concentration car elle requiert une attention soutenue sur l'expérience du moment présent et la capacité à revenir au moment présent lorsque l'esprit vagabonde. 

 

  • La mémoire : la médiation modifie le fonctionnement de la mémoire. Elle réduit la mémoire autobiographique surgénéralisée qui est associée à la sévérité de la dépression et au risque de suicide.

 

Thanh-Lan Ngo, M.D. "Revue des effets de la médidation de pleine conscience sur la santé mentale et pysique et sur ses mécanismes d'action", Pleine conscience et psychiatrie, volume 38, Number 2, 2013