Le deuil

Le travail de deuil

La perte d'un proche est une épreuve bouleversante tel un grand fracas qui s'abat sur nous. Il y a un avant et un après. C'est dans cet après que commence le travail de deuil, processus long toujours singulier , propre à chacun.

La première étape du deuil est une phase de choc émotionnel. On parle alors de déni, d'anesthésie des émotions. Ces mécanismes sont pour le psychisme une manière d'atténuer la violence de la souffrance en attendant de pouvoir faire face.

Puis vient le temps de l'absence qui marque la séparation définitive d'avec l'être aimé. On avait l'habitude de téléphoner à son père et cela n'est plus. On s'endormait chaque soir auprès de sa compagne et maintenant nous sommes seul. L'ensemble de nos repères de vie vacillent  et cela nous plonge dans la confusion. L'espoir du retour du proche décédé coexiste avec tous ces moments qui nous ramènent à sont décès, à nos émotions de tristesse, colère et de douleur.

Parfois nous nous plongeons dans le travail ou une autre activité avec frénésie, comme une fuite pour tenter de repousser notre souffrance. C'est un temps d'ajustement entre la vie d'avant et la vie à venir. 

A d'autres moments, nous nous focalisons sur la recherche du proche décédé en réponse à la peur d'oublier. Nous nous plongeons dans nos souvenirs, ne cessons de nous les remémorer. Nous éprouvons le besoin de retourner dans les endroits familiers où des moments ont été partagés.  

c' est bien souvent plusieurs mois après la mort d'un proche que l'intensité de la peine se fait la plus forte. Cela n'est pas une régression. C'est aussi parfois le moment ou le soutien des proches se fait  moins présent.

 

Le travail de deuil passe par l'acceptation des émotions et leur expression. La traversée de ces émotions douloureuses permet de cheminer vers l'apaisement. Cette épreuve ne peut se traverser sans débordement d'émotions pour autant cela ne signifie pas devenir faible et fragile mais au contraire " accepter de ressentir ce que l'on ressent" comment nous le rappel Christophe Fauré. Il s'agit de s’autoriser à exprimer, à  verbaliser les ressentis encore et encore pour que peu à peu ils perdent en force et en intensité.

Les proches ont une place essentiel dans ce processus et parfois on ressentir le besoin de solliciter un psychologue pour nous accompagner dans ce cheminement.

 

Que puis-je attendre d'un suivi avec un psychologue ?

Le psychologue ne peut en aucun cas enlever votre peine. Il n'y a pas de recettes pour aller "accélérer" le travail de deuil ou passer outre. Votre thérapeute peut vous accompagner et vous aider à exprimer les affects ressentis, trouver un espace de parole , d'écoute que l'on ne trouve pas toujours avec nos proches . Ces derniers pouvant être eux mêmes éprouvés par le décès ou  être mal à l'aise sur les sujets touchant à la mort.

Cet accompagnement peut vous permettre de répondre à certaines questions : Suis je dans un processus de deuil normal ou pathologique ? Est ce que j'avance dans ce processus ?

 

 

 

 

 

 

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